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J'aime rien, I'm Parisien ! Le journal d'un natural-born râleur.

J'aime pas la voir comme ça, Anne !

 

Photo AFP/Don Emmert


D'ordinaire, j'essaie de ne pas faire deux articles sur le même sujet à la suite. Mais là, comment dire, je peux pas faire autrement !

 

Petit préambule : moi, tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien. Donc, je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans la suite. DSK le sait, la femme de ménage le sait, et la Justice le dira. Point.


Mon sujet est ailleurs. Mon sujet, il est sur la photo. C'est la victime collatérale. Celle qui me donne envie de pleurer à chaque fois que je vois cette image.

  

Anne, c'est la journaliste que j'admirais le dimanche soir quand j'étais petit, même si je comprenais rien à ces face-à-face de "grands" et à cette heure de blabla parfois interminable. Une autre époque... On est passé de 7/7 à 7à8, et on n'a pas vraiment gagné au change...


Anne, c'est la classe incarnée, qui parmi quelques autres m'a donné envie de devenir journaliste et de faire de la télé  - résultat, je suis vaguement rédacteur et je fais de la com', on n'est pas toujours à la hauteur de ses maître(sse)s.

 

Anne, c'est l'idole que j'ai rencontrée dans les coulisses d'une émission TV (consacrée à celui qu'on appelle désormais outre-Atlantique Le Perv), à qui j'ai parlé cinq minutes, qui n'en avait rien à faire, mais qui a poliment souri.


Anne, c'est la femme amoureuse, qui met son temps et son argent au service de la personne qu'elle aime. Qui écrit des petits billets sur un blog. Loin des caméras.

 

Anne, c'est la cocue digne. Celle qui sait depuis longtemps. Celle qui comprend. Celle qui en souffre sûrement, mais celle qui sait qu'elle ne peut rien y faire. Celle qui sait surtout qu'ils s'aiment, malgré tout. Non, en fait, je retire le "malgré tout".


Anne, c'est ce sourire avant d'entrer dans une Porsche de malheur (cf. photo de l'article précédent).

 

Anne, ce sont ces yeux rougis et ce visage marqué, sur les marches à la sortie du tribunal. Un visage qui en dit long sur les jours passés, sur les pleurs, la colère, la fatigue, les doutes, l'anéantissement...


Anne, c'est ce trébuchement, aussitôt contrôlé.

 

Anne, c'est ce soutien indéfectible. Qu'il soit présidentiable ou bagnard.


Y a pas à dire, c'est beau la tragédie, avec Anne.

 

ND



22/05/2011
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